Recherche Rapide
    nooSFere > Encyclopédie > Littérature Choisir un autre habillage   
    Critiques    
    Littérature    
    Fiche PDF    
-
    Identification    
    Fiche livre    

La Tribu des loups / La Promenade de l'ivrogne

Cyril M. KORNBLUTH & Frederik POHL

Titre original : Wolfbane / Drunkard's walk, 1959
Science Fiction  - Traduction de Arlette ROSENBLUM
Illustration de Bernard MORO
OPTA, coll. Club du livre d'anticipation n° (61), 2ème trimestre 1976
440 pages, catégorie / prix : nd, ISBN : 2-7201-0050-1

Couverture

    Sommaire    
1 - La Tribu des loups (Wolfbane), pages 3 à 229, Roman, trad. Arlette ROSENBLUM
2 - Frederik POHL, La Promenade de l'ivrogne (Drunkard's walk), pages 233 à 435, Roman, trad. Arlette ROSENBLUM
 
    Critiques    
     Le premier des deux récits qui composent ce volume, la Tribu des loups (Wolfbane, 1959), décevra sans doute ceux qui placent très haut (à juste titre) le tandem Pohl-Kornbluth, pour l'admirable Planète à gogos (The Space Merchants, 1953) voire le remarquable l'Ère des gladiateurs (Gladiator-at-law, 1955) : la confrontation d'un homme à une société inhumaine — ici, un « Loup » parmi les « Moutons » qui ont réagi au kidnapping de la Terre par les « Pyramides » en ritualisant les moindres détails de la vie pour éviter les heurts fatals et économiser l'énergie — est sacrifiée à la peinture de ces « Pyramides », peu originales machines pensantes qui ont éliminé leurs maîtres, et du « Cristal de neige », assez sturgeonesque association de huit cerveaux humains ; la conclusion est à la fois sarcastique (les « Moutons » sauvés par le « Loup » le couvrent d'honneurs... pour l'étouffer) et mystique (« il faut bien que quelqu'un renonce à la chair pour contrôler l'orbite et le climat de la Terre »).
     Pohl — comme l'histoire de France récente — joue à porter au pinacle des personnages auxquels leur nom aurait été fatal si le ridicule tuait : après le « loup » Tropile, le mathématicien ivrogne Cornut ; cette Promenade de l'ivrogne (Drunkard's walk, 1960) — signée du seul Pohl, Kornbluth étant mort entre temps — et un jeu de mots sur le mouvement brownien d'une part, et d'autre part le moyen utilisé pour résister aux suggestions télépathiques des Mutants : il y a un beau suspens au début, et à la fin un beau coup de théâtre — à la manière de la Guerre des cerveaux — qui reprend l'idée que « le danger des Mutants » n'est autre qu'une transposition de la rivalité des générations (la plus belle illustration en est Absalom de Kuttner), mais en la retournant.
     La comparaison de ces deux oeuvres me semble personnellement favorable à P. sans K.



George W. BARLOW
Première parution : 1/11/1976
dans Fiction 274
Mise en ligne le : 18/10/2000


 
Base mise à jour le 17 mai 2013.
Écrire aux webmestres       © nooSFere, 1999-2013. Tous droits réservés.
Les PDF sont générés avec le composant ABCPdf de Websupergoo.