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Fiche livre |  |
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Quatrième de couverture |  |
Il recycle les ordures et récupère les cadavres pour fournir aux milliards d'êtres humains qu'il gouverne une ration alimentaire congrue mais égale... Le Saint Office Dirigeant est démocratique. Il placarde les murs de slogans invitant les vieillards au suicide. Il propose aux passants le jeu du Poniachet où vainqueur et vaincu gagent tous deux la mort... Le Saint Office Dirigeant est fraternel. Il interroge le foetus dans le ventre de sa mère et, lui montrant le hangar bétonné qu'est devenu le monde, il lui demande s'il désire ou non vivre... Le Saint Office Dirigeant est libéral. Mais qu'en pense, hallucinant, halluciné, dupé et cajolé, le visiteur ?
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Cité dans les pages thématiques suivantes : |  |
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Critiques |  |
Ce n'est un secret pour personne que Pelot est le vrai nom de Suragne du Fleuve Noir. Selon la prière d'insérer, ceci est « la première œuvre littéraire... d'un jeune auteur qui, jusqu'à présent, avait écrit plusieurs ouvrages de série » : mais ceux qui ont lu Mais si les papillons trichent. Vendredi par exemple ou le Septième Vivant, entre autres, savent bien que Pelot-Suragne n'a pas attendu d'être admis chez Denoël pour faire œuvre littéraire, quand bien même il utilise souvent « le mauvais goût pour arme efficace » (p. 22). Arme ? oui, puisque le sujet, ou plutôt l'un des deux sujets, celui qui fournit le cadre, est la récupération tardive de l'écologie par le système : avec le « Saint Office Dirigeant », le sabre et le goupillon s'adjoignent la branche ; n'ayant plus même la nature pour refuge, les dissidents ne disposent plus que des ordures, qui donnent lieu à des chapitres dignes du Ruellan de Tunnel et à trois pages (123 sq.) de poème en prose. Mais, dans cette société comme dans le corps, merde et matrice sont proches ; et Pelot, à sa manière discrète et rapide, jette des ponts sur les sombres abîmes entre sociologie et psychanalyse, en jouant aussi habilement qu'un Dick ou un Jeury sur des rapports subtils entre réalité et illusion, ou mieux : réalités et illusions. Un livre vite lu, mais qui ne s'oublie pas.
George W. BARLOW Première parution : 1/7/1977 dans Fiction 282 Mise en ligne le : 1/4/2012
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Critiques des autres éditions ou de la série |  |
Edition DENOËL, Présence du futur ()
Etrange petit roman que ce Fœtus-Party qui plonge le lecteur dans un univers surpeuplé, quelque part entre 1984 et Soleil vert. Le Saint Office Dirigeant y édicte les lois, prétendues humanitaires, auxquelles nul n’échappe. Pour nourrir les populations, on recycle les morts et on fabrique des aliments avec des insectes. Pour avoir le droit de naître, les futurs nouveau-nés sont interrogés lors du cinquième mois de grossesse pour que l’on détermine s’ils ont le désir de vivre dans cette société.
Bref, c’est un futur lointain mais peu reluisant que nous décrit Pierre Pelot. Le récit est éclaté entre plusieurs personnages : un dealer qui œuvre en dehors du système, de futurs parents dont c’est la troisième et dernière chance de voir naître leur enfant, le candidat d’un jeu cruel, et enfin un amnésique à qui l'on fait visiter ce monde dans toute son horreur. Ce dernier récit, qui est le plus important, n’est hélas pas le plus réussi. La description de la société est en effet un peu trop didactique et il est difficile de s’identifier à ce personnage sans identité ni volonté. Les affres des futurs parents en détresse, ou la terreur du candidat à qui le sort a attribué le mauvais rôle sont bien plus percutants.
Mais l’auteur accorde assez peu d’importance a ses personnages, se concentrant sur la description des horreurs d’un système absurde où le meilleur service qu’un humain puisse rendre, c’est de mourir pour le bien de tous. La fin qui relie habilement tous les fils permet néanmoins de clore ce petit roman sur une bonne impression.
Frédéric BEURG (lui écrire) nooSFere
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Base mise à jour le
17 mai 2013.
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