La balade des perdus

 

Illustration de couverture Miles Hyman

ISBN 978-2-84219-432-1

DIFFUSION SEUIL

5,95 €

www.editionsbaleine.fr

CRITIQUES :

Jean-Marc Ligny, La Ballade des perdus

On peut avoir 40 ans et ne pas se sentir dans la peau d’un vieux croulant. Quand la fille de son psy meurt de peur dans son appartement, Gabriel est bien obligé, sur l’injonction de Cheryl qui a la voisine de la morte comme stagiaire dans son salon de coiffure, d’enquêter et de s’immerger dans le monde gothique. Le tout est d’approcher le chanteur du groupe Baphomet, qui revendique son appartenance à l’Ordo Templi Orientis, une secte qui a vu son envol au début du XXe siècle sous l’égide d’Aleister Crowley, un gourou étrange qui aurait assassinée un de ses coreligionnaires. Quand la raison ne trouve pas de réponse, force est de constater qu’il faut alors chercher du côté de l’irrationnel. Le psy de Gabriel est un maître en hypnotisme, Gabriel va donc s’efforcer de convaincre le chanteur du groupe de participer à une séance d’hypnose afin de voir s’il n’est pas schizophrène. Pendant ce temps, une autre victime est à mettre au crédit de celui que Le Poulpe soupçonne d’être un tueur en série.

Jean-Marc Ligny a suivi scrupuleusement la description de la collection. Le Poulpe a une aventure avec une charmante urgentiste, boit de la bière et traîne à la Sainte-Scolasse. Il est jaloux de Cheryl qui accueille une jolie étudiante pour quelques jours dans son appartement et voit ressurgir le fantôme de son plus célèbre ennemi des RG. Maintenant, Gabriel Lecouvreur enquête dans un domaine - le surnaturel - auquel on n’était pas habitué. Le roman, plutôt bien ficelé, conserve cependant ce petit goût amer que les puristes de la raison, comme moi, décèlent assez vite et qui ne les quitte plus. Avec La Ballade des perdus, Jean-Marc Ligny a au moins le mérite d’avoir écrit une intéressante curiosité.

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