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Mes choix antérieurs mais que j'écoute toujours...

Qntal IV : Ozymandias (Drakkar/Sony 2005). Que c'est bôôôô ! J'avais déjà dit tout le bien que je pensais de Qntal (cf les Archives, en bas de cette page), je ne peux que réitérer et en rajouter dans la surenchère. Le mariage des instruments anciens de Michael Popp et des synthés de Fil Groth n'a jamais été aussi heureux, aussi fusionnel. Et par dessus, la voix magique de Syrah plane comme un ange au paradis. Avec ce quatrième opus, Qntal atteint la perfection, pourront-ils faire encore mieux pour le prochain ? Qu'y a-t-il au-dela de la perfection ? Eh bien, il y a Qntal.... En prime, sur cet album rempli de perles ras la gueule (pas pingres, les bougres), deux réinterprétations (on ne peut pas parler de remixes) de deux morceaux qui se trouvaient déjà sur Qntal III. Magnifique, sublime, essentiel, àse procurer séance tenante.

Également recommandable : Nihil (Vielklang 2003), un e.p. de 4 morceaux dont deux inédits trs dansants (si si !) et un remix de Am Morgen fruo, leur tube sur Qntal III, par Bruno Kramm de Das Ich (oui, a le fait !)

 

:Wumpscut: Evoke (Beton Kopf Media 2005). Jusqu'à présent, :Wumpscut: c'était de l'électro-indus bruitiste et hargneuse, avec des sons qui faisaient passer ceux de votre tronçonneuse pour un doux gazouillis. Révisez votre jugement, et ne vous fiez pas au joli monstre qui orne la pochette. Rudy Ratzinger est triste, amoureux ou est devenu sourd, je ne sais, en tout cas cet album de :Wumpscut: est doux, mélancolique et beau. Si ! Les fans hardcore vont hurler à la trahison, pas moi : car dorénavant j'aime :Wumpscut:! En prime avec l'édition limitée, un CD entier de remixes dont pas un n'est à jeter (c'est rare) et dont les meilleurs sont signés Kirlian Camera ou Suicide Commando..

 

Diary of Dreams Menschfeind (Accession records 2005). Après l'épisode un peu léger (à mon goût) de Freak Perfume en 2002, Adrian Hates nous revient en grande forme - c'est-à-dire plus sombre, sépulcral et romantique que jamais - sur cette magnifique trilogie débutée en novembre 2002 avec l'e.p. Panik Manifesto (7 titres tout de même), poursuivie en octobre 2004 avec Nigredo (vrai CD de 14 titres) et achevée en février 2005 avec Menschfeind, un autre e.p. de 7 titres. Pourquoi tout ce temps à pondre cette trilogie ? Parce que Adrian Hates est patron de son propre label et qu'il a donc d'autres groupes à produire (Assemblage 23, entre autres…), ce qui l'occupe pas mal. Bon, on peut critiquer l'option commerciale consistant à "encadrer" un album de 2 e.p. - pourquoi, en ce cas, ne pas faire un double album ? - ce qui fait plus de sous à sortir, mais il faut avouer que les objets sont bien beaux, que les e.p. en question dépassent les 40 minutes, et que Diary of Dreams atteint avec cette trilogie le sommet de son art. Comme pour Qntal, comment pourra-t-il se surpasser ?

 

Neuroticfish Gelb (Strange Ways 2005) Dans son album précédent, Les Chansons Neurotiques, Sasha Mario Klein alias Neuroticfish clamait que l' " electronic body music is dead ". Ce n'est pas vrai, puisqu'il continue d'en faire, de mieux en mieux d'ailleurs. Rien à jeter sur ce bel album aux rythmes imparables, aux mélodies entêtantes, chanté par la belle voix chaude de Sasha. De plus, on y trouve une reprise hilarante de They're coming to take me away, un vieux tube des années 80 qui fait danser en se bidonnant, ce qui est toujours mieux que la larme à l'œil. À écouter fort, en poussant les meubles !

VNV Nation Matter + Form (Anachron Sounds 2005). Mon Dieu, on dirait que l'année 2005 est une année de grâce ! Qu'ont-ils donc tous à faire des albums aussi excellents ? VNV Nation a abandonné son style future pop un peu mou du genou pour nous pondre un album couillu et inspiré, où jamais Mark Jackson n'a chanté avec autant d'émotion (et ce n'est pas peu dire), où jamais Ronan Harris n'a tiré de sons aussi variés et d'aussi belles mélodies de ses synthés. C'est âpre et beau, avec des moments de pur bonheur, et ça prouve qu'en matière de musique électronique, les Anglais n'ont rien à envier aux Allemands. Ceux de VNV Nation en tout cas… 

 

 

 

Flesh Field Strain (Dependant/Mindbase 2004). L'Américain Ian Ross est toujours aussi en colère contre George Bush et son gouvernement (il y a de quoi), mais sa rage est plus froide, plus grandiose et mieux construite. Il a de nouveaux synthés et/ou de nouveaux programmes, bref de nouveaux sons, et surtout une nouvelle copine, Wendy Yanho qui n'hésite pas à feuler comme une tigresse ou à hurler comme une louve, qui en fait en tout cas beaucoup plus que l'ancienne (désolé pour l'ancienne). Résultat, une électro orchestrale et martiale, très musique de film parfois, et toujours très politiquement incorrecte. " Your policy was built on lies ", martèle Flesh Field dans Voice of dissent. C'est nécessaire de le rappeler parfois.

Siderartica Shapes and colours from the land of God (Trisol 2004). Siderartica, rappelons-le, est le groupe formé par Elena Fossi, la chanteuse de Kirlian Camera, avec son frère Andrea Fossi (guitares et traitements) et Andrea Savelli (programmes). Déjà à l'honneur dans Invisible front 2005, le dernier album de Kirlian Camera (voir les Archives), la belle Italienne a trouvé un écrin à sa mesure pour sa voix chaude et sensuelle, un écrin de velours pour un album tout en douceur et frissons cosmiques, qui pourraient être glacés si Elena ne les réchauffait pas… En prime, un CD bonus contenant 5 remixes et un inédit, qui sont loin d'être anecdotiques.

 


Pour finir, un rapide survol des sorties importantes depuis la dernière mise à jour : Fallen angel, un e.p. des Autrichiens de L'Âme Immortelle, plus romantique que jamais (avec 4 inédits sur 5 morceaux) ; April skies, de Deine Lakaien, toujours fidèles à eux-mêmes, comprenant un très beau morceau chanté en français par Veljanov, Vivre ; Forever & Beyond, nouvel album d'Accessory qui ne fait pas dans la dentelle mais plutôt dans le cambouis et le bruit des machines, avec pour l'édition limitée un cd bonus comprenant 5 inédits, des vidéos, des fonds d'écran et même des sonneries de téléphone ! Uploaded and remixed, d'Icon of Coil, où ils revisitent façon pêchue leur anciens titres et les font refaire par d'autres (Apoptygma Berzerk, Funker Vogt ou Implant, entre autres) et déclinent sur un cd bonus Shelter en cinq versions pas toutes géniales je dois dire ; Reise, Reise, du Rammstein pur jus, gros son, grosses guitares, grosses voix, grosse efficacité, mais de la subtilité quand même (Los, avec harmonica et guitares sèches, qui sonne presque country !) Wrack and ruin, des Mexicains d'Hocico, qui sent toujours autant la haine, la mort et l'égorgement de poulets, mais quand on aime on ne fait pas la fine bouche ! Voilà. Je suis toujours prêt à discuter avec vous, amis électro-goths, à échanger nos points de vue (et plus si affinités) sur la zique qu'on aime. Vous trouverez mon e-mail ci-dessous. À la prochaine !

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