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Mes choix antérieurs mais que j'écoute toujours...
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of Coil Machines
are us (Out of Line 2004) : Les nouveaux
Vikings de l'électro musclée, decendus des glaciers de Norvège
pour envahir les dancefloors sans coup férir, ont frappé un nouveau
grand coup dans un parcours sans faute. Après "One nation under beat",
"Serenity is the
devil", "The soul is in the software", voilà qu'ils nous disent que
"les machines, c'est nous" et ils nous le confirment au long d'un album de 73
mn (jamais pingres, les bougres) à faire repousser les jambes à
un cul-de-jatte. (+ un CD bonus d'excellents remixes pour ceux qui ont eu la
chance de se procurer l'édition limitée [à 1500 copies]).
Et ceux qui comme moi ont eu la chance de les voir au festival The Invitation
de Gand (Belgique) ne peuvent qu'applaudir des deux mains, les pieds dans une
bassine d'eau froide : les rois de l'EBM, C'EST EUX !
Suicide
Commando Axis
of evil (Mindbase / Dependant 2003) : Johan
van Roy revient et il n'est pas content ! Il est même très
fâché contre George W. Bush et sa politique, étrangère
en particulier (on le comprend). "L'axe du mal", c'est surtout lui, et Suicide
Commando nous l'assène au long de dix titres ("Consume your vengeance",
"One nation under God", "Evildoer"
) qui fleurent bon l'antiaméricanisme
primaire et les circuits grillés. Car comme d'habitude Johan van Roy
a mis le feu à ses synthés ! À noter que cet album est
resté durant 13 semaines n°1 des charts indépendants en Allemagne,
devant Wolfsheim et Placebo !
Qntal
III : Tristan und Isolde
(Vielklang/EFA 2003) : Que c'est beau ! Bon, d'accord, Qntal
n'aurait peut-être jamais existé s'il n'y avait eu auparavant Dead
Can Dance et Deine Lakaien (d'où vient Michael Popp, le fondateur du
groupe). Mais arriver à marier avec une telle perfection une voix de
diva, des mélodies médiévales (et instruments du même
tonneau) et de l'électronique savante, il faut s'appeler Qntal et réunir
trois musiciens habités pour le faire avec tant de grâce. À
voir absolument en concert, frissons et larme à l'il garantis,
c'est l'émotion qui passe !
Kirlian
Camera Invisible
front 2005 (Trisol 2004) : À part
des rééditions et des remixes ("Absentee ep", "Kalte container"),
les sombres Italiens de Kirlian Camera n'avaient rien sorti sous ce nom depuis
2000 ("Still air").
Entre temps, la vie a suivi son cours, et Angelo Bergamini s'est trouvé
une nouvelle chanteuse, Elena Fossi, dont la voix est un splendide mélange
de douceur, de fragilité et de puissance -- séquence émotion
là encore ! Angelo est très amoureux d'Elena et cela se sent tout
au long de cet album, l'un des plus doux et mélodieux qu'aient jamais
réalisés Kirlian Camera.
Également
recommandable : Siderartica
Night parade (ENDE 2001)
Groupe formé par Elena Fossi (lanouvelle vocce de Kirlian Camera,
vous suivez ?), son frère et un autre comparse. Ambiance douce et froide,
tempérée par la voix suave d'Elena. Magnifique, mais sautez le
premier morceau !
Killing
Joke (Zuma/Sony 2003)) :
C'est la grande mode des come-back et des reformations, un tas de groupes qui
ont plus ou moins compté ou fait leur beurre dans les années 80
veulent se donner l'air d'être encore dans le coup ou tentent simplement
de survivre, avec plus ou moins de pêche et de bonheur (je ne citerai
personne). Rien de tout cela avec Killing Joke : non seulement ils nous sortent,
à la surprise générale, un album aussi hargneux que du
temps de "What's this for
!" (1981), mais carrément un de leurs
meilleurs albums de tous les temps, à ranger en tremblant de joie aux
côtés de "Night time" et "Pandemonium". Non, à ne pas ranger
en fait, car il va tourner dans la platine jusqu'à exploser les enceintes
! À noter que Killing Joke a retrouvé tous ses membres d'origine,
sauf le batteur remplacé (excusez du peu) par Dave Grohl, ex-batteur
de Nirvana et Foo Fighters, donc si vous trouvez que ça cogne fort, ce
n'est pas seulement Killing Joke, c'est aussi Dave Grohl !
Covenant
Northern light (Metropolis
2002) :Encore de l'électro venue du froid et ça s'entend
: la neige tombe, le blizzard gémit, l'haleine se condense, on frissonne
et on monte le chauffage. Mais les trois Suédois de Covenant ont une
recette imparable pour nous empêcher de geler. Non, ce n'est pas la vodka
(quoique
), c'est la voix du chanteur, chaude et mélancolique à
la fois, et leurs mélodies entraînantes et tristes, aptes aussi
bien à remuer le monde dans une fête qu'à s'appuyer tout
seul la tête contre la fenêtre à regarder la pluie tomber.
On se dit que ces gens-là, sous leurs airs de pasteurs rigides et leur
électronique cryogénisée, ont un cur bien chaud qui
ne demande qu'à s'ouvrir.