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Project Pitchfork Daimonion (EastWest records 2001) : démoniaque ! En effet, cet album porte bien son titre. Chaque morceau est magnifique, somptueux, admirablement construit, à se rouler par terre de joie si on n'avait pas les pieds occupés à danser, car en effet il faut être cul-de-jatte -- et encore ! -- pour ne pas se trémousser sur les irrésistibles "Timekiller", "We are one" et autres "Citynight". Mais on peut aussi écouter ça en regardant tomber la pluie et en songeant à son amour perdu ou éloigné, c'est tout aussi redoutable sur le plan sentimental.
Icon
of Coil Serenity
is the devil (Tatra 2001) : on croyait
que les FunkerVogt, Covenant et autres VNV Nation étaient les rois des
dancefloors. Plus maintenant : Icon of Coil, venu tout droit de Norvège,
les a tous ravalés au rang de bidouilleurs débutants, et leur
a montré ce qu'était un vrai tube dancefloor. Cet album
pourrait être sous-titré "Comment exploser votre soirée
en dix leçons". Je les ai vus en concert au festival de Neerpelt (août
2001), et en live c'est carrément TROP FORT.
Assemblage
23
Failure
(Accession records 2001) : Après que les ô
combien vénérés Velvet Acid Christ aient
défriché le terrain contre vents et marées, il
semble bien que les USA (re)découvrent l'électro (merci
l'Europe !) et ma foi, hein, ça change des guitares country.
Assemblage 23 pourrait être l'Icon of Coil américain,
sauf qu'il est tout seul (il s'appelle Tom Shear de son vrai nom) et
-- du coup ? -- beaucoup plus mélancolique. Sa voix est chaude
et belle, ses arrangements mélancoliques à souhait, et
ses rythmiques absolument imparables. "Dancing with tears in my
eyes", comme diraient certains ancêtres...
Flesh
Field Belief
control (Matrix Cube/Trisol 2001)
: Encore des Américains, mais en couple cette fois, et passablement plus
énervés que le susnommé (qui n'est pas mou pour autant,
loin de là !). Pour les connaisseurs, vous mélangez Hocico et
:Wumpscut:, ça donne une idée de la chose. Pour les autres, ces
deux p'tits jeunes ont de la hargne, un immense talent, une pêche d'enfer
et un goût certain pour la torture des synthés, mais que fait la
SPS ? (Société Protectrice des Synthés). Ça décoiffre,
mais c'est bon comme une décharge d'adrénaline. Recommandé
pour secouer le spleen d'une journée grise et pluvieuse !
Également
recommandable :
Viral extinction (Matrix Cube / Trisol 2000) : Flesh Field, écrasent allègrement les plates-bandes de leurs copains de Velvet Acid Christ tout en lorgnant du côté de :Wumpscut: (dont ils avouent l'influence sur leur site, les connaisseurs apprécieront !). Mais "l'alter ego" de Ian Ross, tortureur de machines en chef, est Rian Miller, une fille à la voix douce qui change tout ! Les samplers auraient-ils une âme ?
Y
Front Mellow
cosmos (Intoxygene 2001) : Elle s'est faite
attendre, mais elle est à la hauteur, la relève électro-indus
française ! Y Front en est à coup sûr le meilleur exemple,
produit par l'excellent label intoXygene, à qui l'on doit également
les Young Gods, le meilleur groupe suisse du monde ! Lesquels Young Gods
ne sont pas totalement étrangers à l'affaire, puisqu'ils ont "prêté"
leur batteur (génial) à Y Front. Comment les définir ?
Ils évoquent plein de choses, de Nine Inch Nails à... Daft Punk,
mais ils ont leurs sons, leur style, leurs compositions totalement inclassables.
Un must in-dis-pen-sable ! Et un conseil : ne vous fiez pas à "dAft punk",
leur tube présent sur une compil D-Side, qui est clairement un clin d'oeil
à la "french touch". D'ailleurs, ne vous fiez pas à Y Front en
général : chacun de leurs morceaux vous surprendra et vous déroutera
!
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