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Mes préférences antérieures... (mais que j'écoute toujours)

 

couv Delerium Delerium Poem (N.E.W.S./Ariola 2001) : après le velouté et satiné Karma, Delerium, le "côté clair de la Force" de Front Line Assembly, sort de nouveau un album somptueux -- double pour les chanceux qui auront eu le collector avec le CD-bonus -- aussi bien par son iconographie, romantique et surréaliste (si si, les deux à la fois) que par son contenu, cette électropop ethnisante au son léché avec amour, servant les voix grâcieuses de chanteuses dont certainement les membres de Delerium sont tous amoureux. Si vous vous êtes fâché avec vos voisins ou vos parents en écoutant Flesh Field à fond la caisse, offrez-leur Delerium, ils vous trouveront un bon fond finalement, dommage que vous écoutiez aussi des musiques de sauvages.

 Également recommandable :

Karma (SPV 2000) : dans la même veine que Poem : belles chansons, belles voix féminines, arrangements somptueux. Inclus le hit planétaire "Silence" repris à toutes les sauces dans le CD-bonus de remixes, qui est loin d'être anecdotique.

  

image twistedVelvet Acid Christ Twisted thought generator (Metropolis 2000, dist. EFA) : comme il l'explique lui-même dans les notes de pochette, Brian Erikson (créateur et créature de V.A.C.) s'est tapé une méchante dépression suite à l'abus de diverses substances chimiques (les produits naturels, y a que ça de vrai !). Mais comme il a un immense talent, il en a tiré un album sombre, plus lent et plus beau que les précédents. Les dancefloors ne sont pas oubliés mais l'ensemble dégage plutôt une impression de profonde mélancolie... Des samplers peuvent-ils avoir le blues?

 Également recommandables :  

Fun with knives (Dependent 1999) : plus "enjoué", si l'on peut dire, que leur dernier album, comprenant des titres "killers" comme "Fun with drugs" (tout un programme !) ou "Decypher", à se rouler par terre. Selon certains, c'est le meilleur album de Velvet Acid Christ

Church of acid (Off Beat 1996) : la fraîcheur (bien acide) du premier album ! Des guitares carrément psychédéliques, mais déjà les séquences hypnotiques et les beats infernaux qui font la marque de Velvet Acid Christ.

  

couv KCKirlian Camera Still air [aria immobile] (Radio Luxor / E.N.D.E. 2000). Ces sons glacés et ces mélodies douces-amères ne viennent pas du grand Nord ni d'une zone industrielle allemande, mais de Parme en Italie. Kirlian Camera n'en sont pas à leurs débuts (c'est au moins leur dixième album), mais je viens de les découvrir, et c'est une grande claque. Un homme, deux femmes, tous trois au chant, programmes et claviers, résultat : des chansons étranges, dérangeantes, faussement douces ou insidieusement agressives... Un tube incontournable sur l'album : Absentee (offert sur une compil D-Side), qui ne vous lâchera pas la cervelle de sitôt. Magnifique, si on n'a pas peur d'être bousculé et de remettre en question ses vieilles références.

 Également recommandables :

Kälte container (Radio Luxor / E.N.D.E. 2001). Remixes de différents titres de Kirlian Camera par différents groupes comme Allerseelen, Collection d'Arnell-Andréa ou :Wumpscut:. Certains très intéressants, d'autres moins.

Unidentified light (Triton 1998). À mon avis le meilleur album de Kirlian Camera ! Sons glacés et voix féminines chargées d'émotion, le tout poussé à sa quintessence.

 

couv 18 angelsDiary of Dreams One of 18 angels (Accession records 2000) : en 6 ans et 6 albums, Adrian Hates (l'ancien bassiste de Garden of Delight) a imposé au monde sa vision du romantisme "gothique" allemand: c'est beau, triste, beau, somptueux, beau, richement produit (Accession est son propre label), beau, sombre comme un crépuscule en hiver, beau, parfois dansant et lumineux (comme une lumière noire...) Ai-je dit que c'était beau ? One of 18 angels est le dernier - et le meilleur ! - album de Diary of Dreams. S'il n'en faut qu'un, ce sera celui-là, mais on peut se jeter sur les autres les yeux fermés (et les oreilles grandes ouvertes).

Également recommandables :

Tous les autres albums de Diary of Dreams, mais surtout Bird without wings et End of flowers, qui contiennent tous deux des classiques -- que dis-je, des hymnes ! -- de l'électro dark.

 

 

couv YGodsThe Young Gods Second Nature (IntoXygene 2000) : rock ? indus ? électro ? planant ? techno ?... Tout ça à la fois, et bien plus encore. Trio de Suisses les plus extraterrestres de la galaxie, les Young Gods composent une musique, un climat, une ambiance inclassable, comparable à nulle autre. Si je veux décrire une nouvelle planète, un monde inconnu, pour être vraiment dépaysé, j'écoute les Young Gods. Totalement novateurs, ils vont être imités. Ils le sont déjà.

Également recommandable :

Only heaven (Play it again Sam 1995), tout aussi étrange et inclassable, avec un incroyable morceau planant et "pinkfloydien" de 16'30, "Moon revolutions".

 

image maschineFunkerVogt Maschine Zeit (Bloodline 2000) : vous organisez une fête et vos invités s'endorment sur le remix d'Alexandrie Alexandra par Florent Pagny ? Mettez "Maschine Zeit" dans la platine et montez le son ! Chaque morceau de cet album est un tube en puissance - et surpuissant ! Idéal également pour se réveiller en forme le matin (après ladite fête).

Également recommandables :

T (Bloodline 2001), double album contenant 4 nouveaux morceaux (dont l'irrésistible "Body count") et des remixes de la plupart des titres de "Maschine Zeit" par FunkerVogt eux-mêmes et par Das Ich, Beborn Beton et l'Âme Immortelle.

Execution tracks (Zoot Ommog 1998), très guerrier (antimilitariste, disent-ils) et qui contient déjà toute la force de frappe de FunkerVogt.

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